Surfer au Sri Lanka

Arugam Bay: un spot de surf incontournable!

Pour les surfeurs les plus expérimentés et avides de sensations fortes, il est primordial de voyager aux quatre coins du monde afin de découvrir des spots de surf très réputés. Le Sri Lanka est l’un des pays qui accueille chaque année de nombreux surfeurs désireux de tenter leur chance sur des vagues gigantesques garantissant des souvenirs inoubliables.

Le spot d’Arugam Bay :

Considéré comme étant l’un des 10 meilleurs spots au monde, Arugam Bay est une destination très prisée par les surfeurs sur la période de Mai à Octobre. Effectivement, le Sri Lanka est un pays au climat particulier où la mousson est fortement présente et dangereuse pendants certains mois. De ce fait, si l’on souhaite découvrir Arugam Bay est ses somptueuses vagues, il faudra prévoir un séjour durant les mois les plus propices à la glisse.

Situé au sud-est du Sri Lanka, Arugam Bay est avant tout un petit village de pêcheurs où la nature a su conserver ses droits. Cependant, ses plages sont connues dans le monde entier pour offrir aux surfeurs les plus téméraires des vagues pouvant atteindre plus de 3 mètres de hauteur. Il faudra donc s’y prendre à l’avance pour réserver son séjour et s’organiser pour profiter au mieux de la mer et ses vagues. De plus, la meilleure solution pour se rendre à Arugam Bay est d’atterrir à Colombo, la capitale du Sri Lanka, puis de louer une voiture pour se rendre à Arugam Bay et ses alentours.

Des vagues exceptionnelles :

Bénéficiant d’un fond marin constitué essentiellement de corail, Arugam Bay n’est pas dédié aux surfeurs novices. En effet, pour profiter pleinement de ce spot il faudra avoir quelques années d’expérience afin de maitriser au mieux sa planche. Les vagues d’Arugam Bay sont longues et rapides et offrent des murs majestueux au sein desquels on prendra plaisir à glisser. Proposant majoritairement des vagues droites et gauches, les surfeurs pourront passer des heures à dompter ces vagues pour leur plus grand plaisir dans une eau dont la température moyenne est de 28°C.

Bien évidemment, on pourra profiter de son séjour au Sri Lanka pour découvrir de nombreux autres spots de surf tels que celui d’Hikkaduwa ou de Moogurama.

Les Veddas, peuple indigène du Sri Lanka

Les Veddas sont un peuple indigène de la République démocratique socialiste du Sri Lanka. Encore appelé Wanniyala-Aetto qui signifie « habitants de la forêt », ce peuple mythique possède une culture riche en légendes et en croyances.

Les Veddas du Sri Lanka

Ce peuple est relié de façon ethnique aux Australoïdes et compte au total quelques milliers d’individus.  Les Wanniyala-Aetto vivent dans la forêt où ils pratiquent la cueillette de fruits et la collecte de miel et de tubercules.  Ce sont aussi de très bons chasseurs; cerfs, oiseaux et sangliers constituent leur gibier de prédilection. Mais les Veddas pratiquent aussi l’agriculture sur brulis sur des morceaux de terre qu’ils appellent les « Chenas ». Ainsi ils cultivent également céréales, légumes et tubercules. pour compléter leur alimentation.

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Aujourd’hui, les Veddas vivent à l’extérieur de la forêt. C’est un peuple qui a su conserver son identité culturelle et religieuse et s’adapter à son nouvel environnement. Cependant certaines de leurs activités sont aujourd’hui compromises: la chasse par exemple, du fait des nombreuses pistes et des voies qui traversent la forêt. Là où ils habitaient jadis on trouve aujourd’hui des parcs nationaux tels que le parc national de Maduru Oya, qui fut créé sur le dernier refuge de ce peuple du Sri Lanka.

La religion et la culture des Veddas

Les Veddas résident dans des huttes d’acacia recouvertes de chaume . Plusieurs d’entre eux vivent aujourd’hui de la vente de souvenirs aux touristes.

Il faut savoir qu’ils pratiquent l’animisme et des cultes destinés aux esprits ancestraux. Leur religion est sérieusement influencée par le bouddhisme et l’hindouisme. D’après leurs croyances, les morts peuvent revenir les hanter et leur apporter toutes sortes de malheurs. Certains cultes sont censés les apaiser afin que cela ne se produise pas.

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Ils pratiquent la monogamie et un rite de mariage très simple. Ce rite consiste dans le fait que la femme qui désire se marier à un homme lui attache autour de la taille une corde faite d’écorce en guise d’acceptation.

Les Veddas s’habillent de manière très simple. Les hommes se vêtissent avec un sarong qui s’étend de la taille jusqu’aux genoux. Quant aux femmes, leurs vêtements sont quasiment semblables à ceux des Cinghalaises.

Voir le film de Jacques Santou: Les Veddas.

 

La population et la langue cinghalaises

Les Cinghalais (ou cingalais) seraient arrivés du Bengale- région du nord-est de l’Inde- au VIe siècle avant J-C. Leur langue (le cinghalais ou sinhala) est une des plus anciennes langues du monde. Tirant ses origines du sanscrit, une langue indo-européenne de la famille indo-aryenne, elle devient une langue tout à fait officielle au XIIIe siècle, lorsque sont mis au point une grammaire et une écriture qui lui sont spécialement dédiées. L’alphabet cinghalais est composé de 50 lettres, et l’on écrit le mot comme on l’entend, c’est-à-dire phonétiquement. Aujourd’hui, la langue cinghalaise est parlée par environ 16 millions de personne au Sri Lanka, et pas seulement par les Cinghalais !

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Les Cinghalais sont l’ethnie majoritaire du pays : il faut savoir que plus de 75% de la population est cinghalaise. Les autres habitants du pays font partie des minorités tamoul, maure, vedda… Toutefois la langue cinghalaise est non seulement la langue de la majorité des habitants du Sri Lanka, mais aussi la langue nationale et officielle du pays, notamment utilisée pour l’enseignement et l’administration. Le Cinghalais n’est donc pas parlé uniquement par les Cinghalais, mais aussi par de nombreuses minorités ethniques qui l’apprennent en seconde langue après leur propre langue ethnique. Le cinghalais est également parlé par la diaspora cinghalaise que l’on trouve par exemple en Amérique du Nord, en Australie ou en Europe.

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Durant de nombreuses années la minorité des Tamouls hindous s’opposa au gouvernement sri lankais, dominé par une majorité cinghalaise de religion bouddhiste. Les Tamouls luttaient contre ce qu’ils estimaient des discriminations à leur encontre, et allaient parfois même jusqu’à revendiquer un état indépendant au Sri Lanka. Les plus radicaux se regroupèrent autour des Tigres de Libération de l’Ilam Tamoul en 1976. Ce mouvement prit bientôt le dessus sur les autres Tamouls plus modérés. Plusieurs pays considèrent celui-ci comme une organisation terroriste : l’Inde, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, et les pays de l’Union Européenne notamment. En 1983, le conflit se transforma en véritable guerre civile entre le LTTE et le gouvernement, qui dura jusqu’en 2009.

Lire aussi Cingalais/Tamouls: le conflit sur www.ritimo.org et ce site pour un voyage sur mesure Sri Lanka.

 

Les Maures, minorité du Sri Lanka

Au sud de l’Asie, sur l’île de Ceylan, le Sri Lanka est un état mitoyen de l’Inde, peuplée de vingt millions d’habitants avec une mixité religieuse très riche et une densité culturelle très intense. Si près de 75% de la population est Cinghalaise, il existe aussi deux autres minorités importantes au Sri Lanka : les Tamouls et les Maures.

Les Maures, dont le nom provient des Portugais, sont des musulmans, et représentent environ 7% de la population, soit près d’un million de personnes au total. Ils sont parfaitement intégrés à la majorité cinghalaise. Beaucoup d’entre eux sont installés sur la côte est du pays et vivent de l’agriculture, mais certains ont aussi réussi dans d’autres filières, comme par exemple le commerce de pierres précieuses. Contrairement aux Tamouls, les Maures ne revendiquent pas spécialement leur autonomie : ils ont toujours parfaitement collaboré avec les autorités du pays. Lors de la guerre civile qui a opposé les Tigres Tamouls et les Cinghalais, ils ont d’ailleurs fait preuve d’une certaine neutralité, malgré les persécutions qu’ils ont subies. Par ailleurs, leur réussite dans le commerce suscite une certaine jalousie, de la part des Cinghalais notamment.

De confession majoritairement sunnite, ils sont les descendants d’immigrants de l’Etat du sud-ouest de l’Inde, le Kerala, ainsi que d’un certain nombre de pays arabes. D’après certains, les musulmans du Sri Lanka seraient arrivés d’Arabie Saoudite suite à la mort du prophète Mahomet. Beaucoup de Maures sont des Tamouls qui se sont convertis afin d’échapper au système de castes de leur propre religion. Ceux que les Cinghalais nomment les Marakkals parlent en grande majorité le tamoul, et pratiquent la religion selon les préceptes du Coran.

C’est Colombo, la capitale économique du pays, située sur la côte ouest, qui accueillit les premiers marchés de commerçants musulmans. La ville est en effet la plus facilement accessible pour les bateaux provenant de l’ouest.

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L’un des symboles les plus évidents de la présence des Maures au Sri Lanka est la mosquée Galle. C’est une petite structure blanche avec une horloge sur la façade ; elle se situe dans le quartier colonial inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle est divisée en deux parties distinctes, l’une accueillant les hommes, l’autre recevant les femmes.

À travers sa riche histoire, le pays regorge de symboles qui évoquent la présence de ce peuple musulman, certes minoritaire par le nombre, mais dont l’influence est réelle et dont la prééminence dans le secteur du commerce est évidente.

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Et Sri Lanka: le gouvernement met en place une police religieuse

L’ethnie des Tamouls au Sri Lanka

Si les Tamouls sont originaires du Tamil Nadu, un État de l’Inde du Sud, ils se sont aussi dispersés dans plusieurs pays du monde, dont le Sri Lanka. Sans trop entrer dans les détails de conflit entre le pouvoir en place au Sri Lanka et les représentants de cette ethnie, il reste fascinant de découvrir l’histoire et le mode de vie de ce groupe ethnique à la forte identité.

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L’histoire des Tamouls

Si très exactement il a été impossible pour les historiens de déterminer l’arrivée des Tamouls sur l’île du Ceylan, on peut dire que ce peuple a commencé à s’installer sur une partie du littoral vers la fin du IVe siècle ou au début du IIIe siècle avant J.-C. Encore peu nombreux, ils ont été chassés de leur territoire vers l’an 480. De nouvelles invasions ont été entreprises vers 772. Mais ce ne fut qu’en 1215 que la population tamoule commença à dominer presque toute la partie nord de l’île. Cette période a été marquée par l’apogée du royaume de Jaffna qui fut établi par Ârya Chakravarti. Au moment de l’invasion des étrangers, notamment des Portugais et des Britanniques, les tensions entre les Tamouls et le peuple cinghalais, majoritaire dans l’île, s’amplifièrent pour éclater en 1983 en une véritable guerre civile.

Une culture à part entière

Les Tamouls possèdent leur propre langue : le tamoul. C’est une langue dravidienne moins influencée par le sanskrit. Ils accordent ainsi une grande importance à leur langue : ils ont même consacré une idole pour la représenter. La majorité des Tamouls est hindouiste (80%) ; les autres sont pour la plupart chrétiens ou musulmans. Les lieux de culte des Tamouls hindouistes sont généralement très richement ornés, le temple de Koneswaram notamment, qui date du règne des Cholas. N’hésitez donc pas à le visiter.

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Les Tamouls se distinguent aussi par leur cuisine très épicée. Leur alimentation se fonde sur le riz mais on l’accompagne souvent de différents mets comme le kootu ou le sambar. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur les coutumes et le folklore tamoul, regardez comment se dansent le karakattam, le mayilattam ou encore le bharata natyam. Ce sont des danses très importantes au sein de la culture tamoule.

 

Deepavali, la fête des Lumières

Le Deepavali ou Diwali est considéré comme la fête des lumières. Cette fête à lieu à l’automne au Sri Lanka. Elle correspond à la victoire de la lumière sur les ténèbres, soit à la victoire du bien sur le mal. Elle coïncide également avec le début d’une nouvelle année ainsi que d’une nouvelle lune.

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Au Sri Lanka, le jour du Diwali est un jour férié. Préalablement à la fête qui a lieu le soir, les sri-lankais profitent de la journée pour prendre soin d’eux et s’apprêter. Ils s’adonnent à des rituels de purification, ils prennent notamment un bain dans de l’huile parfumée et vêtissent ensuite un vêtement neuf. Dans la journée, les gens s’échangent des cadeaux ; bien souvent ce sont des cadeaux faits-mains qui ne sont pas de grande valeur mais ont une valeur hautement symbolique. Dans l’après-midi et toujours avant la cérémonie, les sri-lankais ont l’habitude de procéder à une cérémonie d’offrande en l’honneur des divinités du bien. S’en suit une visite à la Koil, un temple hindou. Les sri-lankais s’y recueillent et y prient.

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Dés qu’ils rentrent chez eux, ils débutent vraiment la cérémonie en allumant toutes les bougies et lampes à huile de la maison. Le fait d’allumer une lampe à huile est symbolique puisque c’est par ce geste que se fait la bénédiction à Lakshmi, la déesse de la richesse. Certains allument les lampes à huiles quatre jours avant le Deepavali, cependant c’est une coutume davantage indienne que sri-lankaise. Un peu plus tard dans la soirée, tout le monde se regroupe en famille pour prendre un repas commun. La cérémonie se poursuit ensuite dans les rues, illuminées par des guirlandes et des fanions de couleur ou encore des figures de cristal colorées. Les sri-lankais dansent et chantent tous ensemble, mais les touristes sont aussi invités à prendre part à la fête. Dans les villes les plus riches, la célébration se clôt par un feu d’article.

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Le festival du Thaï Pongal, la fête de la moisson

Chaque pays, chaque peuple ou encore chaque tribu, a ses propres manières de célébrer un événement historique. En dépit de la civilisation moderne, les festivités traditionnelles sont toujours de mise. Il en est ainsi du thaï-pongal du Sri Lanka.

En quoi consiste le Thaï Pongal ?

Le festival du Thaï-Pongal est une festivité d’origine hindoue, qui s’apparente à une fête de la moisson, célébrée par les Tamouls du Sri Lanka et les Tamil Nadu du sud de l’Inde. À cette occasion, le peuple adresse des prières de gratitude aux dieux et surtout au dieu Soleil, pour la fertilité de la terre et pour les récoltes. Par la même occasion, il prie pour la bénédiction de la récolte et pour que les dieux lui accordent toujours la prospérité jusqu’à la prochaine moisson. Il s’agit en fait d’une période de festivités populaires et familiales chez les tamouls et les tamils hindous.

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Origine étymologique

Le thaï pongal est célébré chaque année, le premier jour du mois Thaï du calendrier tamoul. Dans le calendrier chrétien, ce jour se situe entre le 12 et le 15 du mois de janvier. Ainsi, le terme Thaï indique le premier mois du calendrier Tamil, tandis que Pongal signifie abondance et prospérité. Le festival du Thaï-Pongal, également connu sous le nom de « festival des Tamouls »commence à l’aube, par la séance de prières de grâce. S’ensuivent les festivités coutumières qui se poursuivent jusqu’à la nuit tombée et même au-delà : en effet, le festival peut parfois durer plusieurs jours. Le festival est célébré par tous les hindous du monde entier sans distinction de religion ni de race.

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Déroulement du festival

Durant la séance de prières, le peuple rend grâce aux dieux en faisant des offrandes de fruits et de riz cuit au lait. Ces offrandes sont déposées à un endroit sacré. Auparavant, les maisons sont nettoyées et décorées, les animaux de ferme soignés et nettoyés. Vient ensuite le festival thaï pongal à proprement parler, qui se caractérise par des carnavals, des représentations folkloriques, des parades dans la rue avec danses et chansons, des démonstrations de talents… Au Sri Lanka, le festival se fête aussi en famille, autour d’un festin et des agapes à base de mets sucrés, accompagnés de riz et de lait. Dans l’ensemble, le festival consiste à encourager la cohésion sociale et à unir les gens dans une action commune. C’est une fête durant laquelle les populations sri lankaises oublient les haines et les rivalités personnelles. C’est une célébration de la réconciliation.

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Le nouvel an tamoul au Sri Lanka

La fête du nouvel an Tamoul se célèbre le 14 Avril. Chaque année, les habitants de tous les horizons se rassemblent pour fêter ensemble cet événement. Le 13 et le 14 avril sont fériés ; pendant ces deux jours presque toutes les activités sont stoppées ; anticipez vos déplacements car presque aucun transport en commun ne fonctionne !

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Les sri lankais attachent une importance particulière à la période neutre qui précède la nouvelle année. Les hindous très croyants pratiquent une série de rites juste avant le nouvel an tamoul. Entre autre, ils vénèrent Sainte Anne ou la Vierge la veille au soir pour obtenir de très bonnes récoltes. Après la distribution des cadeaux, ils dégustent le Kiribath, le plat traditionnel du nouvel an sri-lankais. Les femmes se mettent aux fourneaux à l’heure fatidique pour préparer le riz au lait à base de coco ; de nombreuses pâtisseries complètent le repas à partager. Selon les croyances, une fois le riz prêt, chacun doit porter des chaussures et des vêtements neufs pour ne pas attirer la malchance. Il est fréquent de s’échanger de l’argent lors de cette fête : c’est censé porter bonheur au niveau pécuniaire pour l’année à venir. Si vous logez en maison d’hôtes, vous pourrez participer vous aussi activement à la célébration et remporter en souvenir un petit billet de la monnaie locale. Des fêtes sont organisées dans de nombreux villages mais la ville de Nuwara Eliya est particulièrement réputée pour les manifestations qui y ont lieu.

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Cette célébration est aussi l’occasion de se réunir en famille ou entre amis pour assister à des courses d’animaux : de taureaux, d’éléphants, ou de chevaux lors de plus traditionnels concours hippiques. Mais en ces journées festives, vous pourrez également participer ou assister à diverses activités sportives, comme des compétitions de golf. Les festivités durant plusieurs jours, vous aurez tout le loisir d’en profiter !

Voir Au Sri Lanka, la nouvelle année se fête avec des courses d’animaux

 

Le bouddhisme Theravada

Au Sri Lanka, comme dans toute l’Asie du Sud-Est, c’est le bouddhisme Theravada qui prédomine. Cette branche du bouddhisme nie l’existence d’un dieu ou d’un créateur et ne reconnait que Bouddha. Par conséquent c’est à chaque individu qu’il revient de veiller à son propre salut.

Sa place dans la vie des cinghalais

Le Sri Lanka est le pays qui a la plus longue histoire liée au bouddhisme ; c’est le berceau de l’école Theravada. On peut facilement voir son influence dans le mode de vie des cinghalais qui représentent plus de 70% de la population sri-lankaise. Plus de la moitié des garçons effectuent un passage au monastère pour suivre les enseignements du bouddhisme theravada et de nombreux adultes retournent au monastère lors des moments importants de leur vie, certains redeviennent même moines quelques temps.

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Le lien entre la communauté religieuse et les laïques est très fort, tout comme l’influence morale et culturelle des moines bouddhistes dans l’histoire, la politique ou encore l’éducation. Si la générosité des offrandes des laïques permet aux moines de subsister, elle ne leur donne cependant pas accès au salut promis par le bouddhisme. Cela ne les empêche pas pour autant d’accorder une grande importance aux pratiques ancestrales. La méditation par exemple est le seul moyen d’accéder à la sérénité et à la sagesse et c’est la seule voie qui conduit vers la délivrance et le salut (accordé seulement à la communauté religieuse).

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Trois symboles du bouddhisme au Sri Lanka

Cette longue histoire commune entre le Sri Lanka et le bouddhisme theravada a laissé son emprunte sous la forme de nombreux temples, palais, monuments et de nombreux rituels. En voici les trois plus importants:
– L’arbre sacré de Bo, bouture de l’arbre originel sous lequel Bouddha a eu la Révélation et offerte aux bouddhistes du Sri Lanka par l’empereur Asoka. L’arbre originel ayant disparu, cette bouture est vénérée par des millions de bouddhistes.
– La dent du Bouddha, religieusement gardée dans le temple de Kandy, lieux le plus sacré de l’île.
– Le Perahera, procession annuelle consacrée à la sortie de la dent de Bouddha du temple, pour les mois de juillet et août. C’est un des évènements majeurs pour les croyants mais aussi un des plus beaux spectacles du Sri Lanka.

Si vous aimez voyager, le Sri Lanka une histoire tout à la fois riche et passionnante, des monuments grandioses à visiter et un accueil chaleureux de la population, dont la ferveur s’exprime au quotidien mais explose en festivals de couleurs, de chants, de danses et de défilés qui vont vous éblouir.

Voir des photos du Temple de la dent de Bouddha

 

Mihintale, haut lieu de pélerinage bouddhiste

Si vous souhaitez partager un instant la ferveur des bouddhistes, rien de tel que d’accomplir en leur compagnie un pèlerinage à Mihintale, le berceau du bouddhisme sri-lankais.

Depuis de nombreux siècles déjà, les sri-lankais se rendent sur cette colline pour vénérer Bouddha. Pourquoi en cet endroit précis me direz-vous ? Il s’agirait du lieu où le roi Anuradhapura s’est jadis converti au bouddhisme, sous l’influence de Mahinda. De là se serait ensuite propagé le bouddhisme…C’est cette même légende qui vaut son second nom au site, appelé aussi « montagne sacrée de Mahinda », du nom de celui qui incita le roi à se convertir.

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Pour accéder au site, construit après la conversion du roi, il faut être vraiment valeureux : l’escalier qui mène à Mihintale ne compte pas moins de…1 840 marches ! Heureusement que sont parsemés des statues et autres monuments tout le long du trajet, cela permet de faire quelques haltes bien méritées. La plupart des constructions que vous pourrez observer à Mihintale sont des dagobas (nommées stupas en Inde) : ce sont des représentations aniconiques de Buddha, en d’autres termes des représentations d’un dieu pour lequel il n’existe pas de représentation matérielle spécifique. Ces dagobas permettent aussi de commémorer la mort de Buddha.

En entreprenant l’ascension de Mihintale, le premier monument que vous apercevrez sera un dagoba en ruine, à la structure très simple. C’est signe que vous êtes arrivés sur le premier plateau : le Kantaka Cetiya. Sur le deuxième plateau, vous pourrez observer d’autres vestiges monastiques, et au troisième plateau, le dernier, vous pourrez admirer une superbe statue de bouddha en position vitarka ; la position de l’enseignement. Le dagoba Mahaseya, situé sur le haut de la colline, est également célèbre pour recéler les reliques de Mahinda.

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Petit bonus : du haut des 1 840 escaliers, parvenus à une hauteur de 300 mètres, vous bénéficierez d’une vue imprenable sur la vallée ! Gare toutefois à ne pas déranger les fidèles qui se recueillent devant la statue de Bouddha.

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